Dans un tour comme le #blogbus, on découvre le programme quelques semaines ou quelques jours avant et on a naturellement envie d’aller voir les grosses boites ou plutôt les plus connues. Dire aux autres qu’on a été chez Facebook, chez Google ou chez Twitter, est toujours valorisant. Pourtant les bonnes surprises, celles qui mettent des claques, qui vous donnent cet effet WOW, viennent d’autre part.
Aujourd’hui, nous avions 3 rendez-vous et une soirée nous attend encore. Au programme : Eventbrite, Citrix Accelerator et Broadcom. Pour être honnête, je connais bien Eventbrite et j’étais content d’y aller, je connaissais Citrix mais pas son accélérateur et je me demandais ce qu’il pouvait y avoir d’intéressant et enfin je n’avais jamais entendu parlé de Broadcom.
Le rendez-vous chez Eventbrite s’est super bien déroulé. Visite de leurs très beaux bureaux (j’ai l’impression que c’est une compétition entre toutes les boites), rencontre avec la VP marketing, etc. C’était super intéressant et nous tacherons avec Glenn, Gang et Edouard de vous en faire le récit.
En revanche la grosse surprise a eu lieu avec les 2 rendez-vous suivants.
J’ai été très agréablement surpris par le programme d’accélération mis en place par Citrix. Très orienté B2B, services SAAS, ils choisissent des startups early-stage et les accompagnent pendant 18 mois avec un funding de $ 250k (note convertible). Conscients que les entreprises en B2B n’ont pas les mêmes challenges et les mêmes cycles de vente, ils ont monté leur propre modèle. Confortablement installé au sein d’un bâtiment Citrix, les startups bénéficient de conseils de mentors dont de très prestigieux comme Steve Blank.
Au-delà de la présentation du programme et des startups présentes aujourd’hui, nous sommes entrés dans une discussion ouverte avec eux sur ce qui fait la Silicon Valley par rapport à d’autres endroits. Pourquoi il y a tant d’innovations ici par rapport à d’autres endroits sur la planète. Quelques idées, sans doute un peu cliché, qui ont été évoquées :
- le réseau et l’entraide. Une personne nous a expliqué à quel point un entrepreneur New-Yorkais avait été surpris à propos de l’entraide dans la Valley “I can’t believe how people share here”. C’est une culture du “don” et non une culture du “recevoir”
- la densité de personnes travaillant de près ou de loin dans les startups est unique au monde. Un des participants nous expliquait qu’à une réunion de parents d’élèves, la quasi totalité des parents travaillaient dans cette industrie.
- il y a dans la Silicon Valley une culture de l’ingénierie, tout est possible, il n’y a pas de frein technique.
La richesse de ces témoignages était hors norme. On a réellement le sentiment que ce qui se passe ici ne peut avoir lieu ailleurs.
La seconde surprise est venue de Broadcom. Tout d’abord, nous avons été reçus par le VP engineering de la division Wireless, Mark Gonikberg, et son parcours était à couper le souffle. Il a entre autre travaillé pendant quelques années pour General Magic, une spin-off d’Apple, créée par les anciens “pirates” du Macintosh et dont le but était de créer ce qui deviendra le PDA. Dans cette startup, celui que l’on pourrait appeler “Veteran de la Valley” était en charge de la partie connectivité. Après cette expérience, il monte sa propre entreprise pour fabriquer des modems ou de la communication sans fil et se retrouve finalement racheté par Broadcom en 1999.
A l’époque Broadcom n’était pas aussi gros, mais avec le développement du wifi dans le début des années 2000 puis des réseaux sans-fil, la société a totalement explosé. Aujourd’hui, 3 téléphones sur 4 dans le monde ont une puce Broadcom. L’usine livre 5 millions de puces par jour. Et surtout, lorsque vous envoyez ou recevez un message sur un appareil électronique il y a 99,99% de chance pour qu’au moins un des appareils sur lequel ce message a transité soit équipé d’une puce Broadcom !
Ce rendez-vous nous a surtout ouvert les yeux sur le fait que tous les services “sexy” que nous utilisons tous à longueur de journée et dont nous sommes accros, n’existeraient pas sans ce géant de l’ombre.
Pour résumer, ce fut encore une journée pleine d’apprentissage pour nous et je n’ai qu’une hâte : être à demain pour continuer d’apprendre sur cet endroit magique.





1 commentaire
Mathieu
Il y a 8 moiss
merci de partager cette belle et enrichissante aventure humaine (et technologique) avec nous