Le Mali a remporté une victoire historique en décrochant la médaille de bronze après être venu à bout du favori, le Ghana.
Les joueurs maliens ont entamé la partie concentrés et appliqués dans leur jeu, en veillant à bien fonctionner en équipe. Leur motivation était aussi d’autant plus grande qu’ils avaient une revanche à prendre après leur défaite en match de groupe perdu 2 à 0 contre le Ghana. Malgré leurs efforts pour l’emporter, les joueurs ghanéens ont péché par impatience et individualisme et c’était sans compter sur les défenseurs et le gardien de buts de l’équipe adverse, trop forts pour eux !
Le Mali a pris l’ascendant sur le match dans le sillage de l’une de ses contre-attaques. Cheick Diabate était en effet idéalement placé dans la zone des penalties et récupère le ballon tiré par son coéquipier. Diabate fera le bonheur de ses supporters ; rappelons que c’est lui qui marque le but qui permet au Mali de l’emporter lors des prolongations contre le Gabon. Lire l’article : Orange Africa Cup of Nations 2012 – the final four.
Le Ghana entre dans la danse et égalise en début de deuxième mi-temps, un but refusé par l’arbitre qui le juge hors jeu.
Pour le plus grand malheur du Ghana, l’un de ses joueurs est expulsé après avoir reçu un deuxième carton jaune ; un scénario qui s’est déjà produit en demi-finale (lire l’article : Orange Africa Cup of Nations 2012: Zambia or Ivory Coast to win?). Le Mali exploite la faiblesse de son adversaire et Diabate lui porte le coup de grâce en inscrivant un deuxième but.
Nouvelle surprise donc dans cette compétition que cette défaite du Ghana, l’un des favoris, qui repart sans trophée.
En remportant la médaille de bronze, le Mali réalise un immense exploit inégalé depuis 40 ans, lorsque l’équipe nationale avait terminé à la deuxième place. Depuis, le Mali a été battu 8 à 1 par le Koweït, puis 7 à 0 par l’Algérie. Le pays a également parfois échoué à se qualifier pour la finale, voire s’est fait éliminer dès les matchs de groupe. L’équipe avait toutefois réussi à terminer à la quatrième place à trois reprises, en 1994, 2002 et 2004.
Ce n’est pas un hasard si le Mali termine troisième. L’équipe était particulièrement bien préparée et organisée cette année, sous la houlette de son entraîneur, le français Alain Giresse. De toute évidence, celui-ci avait tissé des liens étroits avec ses joueurs (il a pris l’équipe en main en avril 2010). Il a non seulement appris l’hymne national, mais a également assimilé la danse de la victoire qu’il a exécutée avec ses joueurs à l’issue du match, avant d’être porté en triomphe par ses héros.
Alain Giresse est bien connu des supporters européens. En 1984, il a remporté le Championnat européen, avec une équipe française qui comptait Michel Platini dans ses rangs. Deux ans plus tard, l’équipe arrive troisième en Coupe du Monde. Il a également eu maintes fois rendez-vous avec le succès à Bordeaux où il a passé la majeure partie de sa carrière.
Le Mali ne s’est jamais qualifié pour la Coupe du Monde. Alain Giresse a-t-il cette fois-ci les moyens de réaliser un autre rêve des supporters maliens ?
Article rédigé par Marek WAJDA





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