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mai

#Cannes2012 Post Tenebras Lux, surréalisme au rabais


Le mexicain est donc un escroc, de ceux qui parviennent à suffisamment embrumer l’esprit et le regard de la critique et des sélectionneurs de festivals jusqu’à ce qu’ils acceptent ses films les yeux fermés ou en louent toutes les grandes qualités. Post Tenebras Lux révèle surtout que le réalisateur n’a pas grand chose à raconter et se permet de le faire de la pire des façons, à savoir en jouant l’auteur prétentieux à la fausse poésie lyrique et qui brouille en permanence les codes narratifs pour mieux faire passer la vacuité de son scénario. Bien sur, il convient de louer la forme de cet exercice de style visuellement éblouissant, composé d’autant de tableaux à la puissance graphique, voire émotionnelle, sidérante. Mais Dieu que c’est long, Dieu que c’est bizarre pour pas grand chose…

Post Tenebras Lux

Post Tenebras Lux est comme un beau livre d’images, ou un catalogue d’exposition photo auquel on chercherait à donner du sens, idée grotesque. Dès son ouverture, magistrale, la plus belle du Festival de Cannes cette année, il parvient à nous happer et à nous plonger dans une sorte de rêve éveillé, avec cette petite fille au milieu d’un champ, avec des animaux et le soleil qui s’en va. Crépusculaire en diable, cette ouverture pose la barre tellement haut que tout ce qui suit ne pouvait être à la hauteur. Et en effet, on en est très loin. En éclatant sa narration pour rompre avec toute logique, Carlos Reygadas joue au petit malin et jette un gigantesque écran de fumée sur l’écran. Post Tenebras Lux est un film qui cherche tellement à évoluer dans les cieux alors qu’il manque de matière qu’il en devient gênant, avec cette volonté claire et nette de perdre le public qui ne trouve ni intrigue ni personnages auxquels se raccrocher.

-> lisez la suite de l’article sur Filmosphere.com@Nico_Gilli

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journaliste et critique cinéma, blogueur sur filmosphere.com depuis décembre 2009


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