
Ce matin, la rue Scribe se donnait des airs de Croisette. Au Grand Hôtel Intercontinental où se déroulait la conférence de presse du 65ème Festival de Cannes, les médias du monde entier s’étaient donné rendez-vous pour écouter l’annonce tant attendue de la sélection par le Président du festival, Gilles Jacob, et par son délégué général, Thierry Frémaux. La campagne électorale s’est éclipsée quelques heures pour laisser place à cette autre compétition, moins rude mais tout aussi palpitante et qui, sans doute, nous en dira au moins aussi long sur l’état du monde et de notre société, sur ses maux, ses craintes, ses révoltes, ses aspirations. Ce sera déjà mon 12ème Festival de Cannes et pourtant l’impatience est la même, accrue par la fébrilité et l’effervescence qui règnaient dans la majestueuse salle de l’Intercontinental et qui, dans une délicieuse confusion de mon imaginaire galopant et impatient, m’ont donné l’impression d’être déjà un peu à Cannes…
L’annonce de la sélection a été précédée d’un discours de Gilles Jacob présentant notamment « ce petit travail d’artisan » comme il l’a humblement défini, cette Histoire de Festival numéro 4, un documentaire sur l’anniversaire des 60 ans du festival qui sera présenté le jour de l’anniversaire du festival (65 ans cette fois), sous le titre Une journée particulière, un documentaire que je suis d’autant plus impatiente de découvrir que j’avais vécu cette journée parmi les festivaliers et que j’en garde le souvenir d’un moment magique. Le titre est bien entendu un clin d’œil à Ettore Scola mais aussi à la particularité de cette journée pour laquelle les 35 réalisateurs de « Chacun son cinéma » (et non des moindres !) étaient venus à Cannes en 2007. C’est le 20 mai en salle Debussy que sera projeté ce film prometteur.
« À nous d’affirmer la persistance d’un cinéma différent cher au Président du Jury comme à celui du Festival » a ensuite poursuivi Gilles Jacob « car ce qui n’a pas changé et ne changera pas, c’est ce que sont les créateurs qui font Cannes et non pas l’éphémère ni l’écume des choses. Dans ce monde qui sacrifie au superficiel, au zapping, à la banalisation, à la fin du débat d’idées par indifférence, ce qui compte, ce qui fait notre force, c’est l’enracinement dans une passion pour le cinéma et pour ceux qui la portent : les grands auteurs. » Et il est vrai que, à Cannes, le rythme devient tout autre. Les débats passionnés et passionnants, exaltés et exaltants, s’inscrivent dans un temps que l’on voudrait éternité qui nous donne à voir des auteurs dont la singularité, la lenteur parfois salutaire, nous rassurent dans une course souvent carnassière et vaine aux images.
[...] lire la suite de l’article sur in the mood for Cannes, le blog de Sandra Mézière dédié au festival de Cannes
A propos de Sandra Mézière : « Passionnée d’écriture et de cinéma avant tout. Blogueuse depuis 8 ans. Partage ses passions sur 5 blogs http://inthemoodlemag.com ,http://www.inthemoodforcinema.com , http://www.inthemoodforcannes.com ,http://www.inthemoodfordeauville.com , http://www.inthemoodforluxe.com . 14 fois jurée de festivals de cinéma (11 sur concours). Ce sera son 12ème Festival de Cannes. Recherche un éditeur pour ses nouvelles sur le cinéma http://www.mymajorcompanybooks.com/meziere ». Elle fait partie de l’équipe de blogueurs du blog live Orange qui vous fera suivre l’évenement cannois depuis la croisette !




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