Oblivion

critique du film ‘Oblivion’

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Dans sa petite station perchée au milieu des nuages, Jack Harper mène une petite vie routinière  Sa mission : réparer les drones qui protègent les extracteurs d’eau de mer des envahisseurs Chacals. Car oui, en cet an de grâce 2077, la planète a été dévastée par une guerre contre des aliens envahisseurs et les colons évacués sur Titan ont besoin de ces ressources. Mais à 15 jours de la fin de leur mission – à lui et à sa partenaire Vika – certains événements vont le pousser à se poser des questions…

Quand vous vivez avec une magnifique jeune femme et que vous rêvez régulièrement d’une autre, comme un vieux souvenir, ne vous poseriez-vous pas des questions ? Trouveriez-vous normal que le Gouvernement vous efface la mémoire pour le bien de votre mission ? C’est dans cette atmosphère de questionnements que débute Oblivion.

Adapté de son propre roman graphique (illustré par le talentueux Andrée Wallin), Joseph Kosinski a bichonné son bébé du début à la toute fin (les bobines ont été livrées au dernier moment !). En effet, le jeune réalisateur (qui s’était d’abord fait la main sur Tron Legacy) a voulu apporter un soin tout particulier à son film, censé prolongé et sublimer son roman. On retrouve d’ailleurs ce souci du détail durant tout le film, aussi bien au niveau de la photo que de la mise en scène… mais quid de l’histoire ?

Durant ses 2h07, nous sommes littéralement bombardés de références au cinéma de Science-Fiction… mais qu’il est presque impossible de vous citer sans risquer le spoil. Car le scénario – pur mashup de 100 ans de SF – repose surtout sur un certain nombre de twist qui laisseront certains spectateurs scotchés sur leurs sièges… alors que d’autres les auront certainement vu venir.

En tête d’affiche, un Tom Cruise toujours aussi… Tom Cruise : il répare, séduit, sait se battre, tente de sauver la veuve et l’orphelin, etc, etc. Un archétype qui pourra sembler redondant chez cet acteur pourtant multitâches, mais dont les rôles de cet acabit jonchent la carrière depuis quelques années… Tom Cruise super héros ! Les 2 rôles féminins – Olga Kurylenko (Quantum of Solace, A la merveille) et Andrea Riseborough (W.E., Shadow Dancer) – semblent flotter au milieu de cette histoire (tels des faires valoirs) là où les seconds rôles (Morgan Freeman, Nikolaj Coster-Waldau, alias Jamie Lannister dans Game of Thrones !…) apportent un peu plus de crédit et de profondeur… étrange choix.

En dehors de cela, on a tout de même le droit à des paysages sublimes. Une planète Terre dépeuplée, des étendues désertes à perte de vue, où seuls quelques vestiges de notre civilisation subsistent. Ce qui prouve d’ailleurs une certaine maîtrise des effets-spéciaux car vaisseaux et humains, paysages fictifs et réels (en partie tourné en Islande) se mêlent sans démarcation, de façon assez naturelle et le résultat est magnifique… à l’image du comics.

En clair, Oblivion est un joli spectacle, un bel exemple de ce que la SF peut visuellement produire aujourd’hui, mais peut-être pas le grand film que l’on attendait. A voir tout de même par curiosité, par défi (à celui qui repérera le plus d’influences !) et pour l’effet de surprise que produisent les twists. Et pour les fans du genre comme moi, et bien nous attendrons Elysium


Oblivion / Bande Annonce VOST par Orangefr

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  • ONSANDO

    ..i never really liked Tom Cruise that much, then i watched the Mission Impossible films,and i can’t get enough of him…and i’m not young enough to excuse my obssession with him (lol)!
    sadly i haven’t yet watched this one, but it sounds like another winner…can’t wait!
    you go Tom!!

    • http://live.orange.com celine

      Hi :) I’m sure you’ll enjoy the film then!

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@Orange  |
nombre de commentaires
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