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juin

#euro2012 – bons baisers d’Ukraine


À l’occasion de mon premier déplacement en Ukraine, je me suis rendu à Kiev pour assister au dernier match de quart de finale entre l’Angleterre et l’Italie. Si la rencontre s’est avérée être l’une des plus passionnantes du tournoi jusqu’ici, mon après-midi passé à flâner dans les rues de la capitale ukrainienne m’a appris une chose : pendant l’Euro, les matchs de football ne sont qu’un prétexte pour faire la fête !

Aussitôt après avoir quitté l’aéroport Borispol, je pouvais sentir dans l’air le doux parfum d’une grande compétition internationale de football : des drapeaux ukrainiens partout, d’énormes banderoles de l’Euro 2012 jonchant les routes menant en ville, et des enfants tapant dans un ballon dans leurs maillots ukrainiens floqués au nom de Shevchenko. La légende locale était d’ailleurs dans le même hôtel que moi mais je l’ai raté de peu : il a traversé le lobby tandis que je terminais mon check-in…

Ma malchance a continué une demi-heure plus tard : au moment où je suis descendu à la réception, une des hôtesses Orange m’a informé que le célèbre boxeur ukrainien Wladimir Klitschko venait juste de passer dans le couloir ! Avec une telle veine, je m’attendais un peu à un vieux 0-0 des cavernes dans le match de la soirée opposant l’Angleterre et l’Italie. J’avais à moitié raison…

kiev fanzone

Avec quelques heures libres avant le coup d’envoi, j’ai décidé de déambuler dans la fan zone (zone des supporters), deux kilomètres de rues fermées à la circulation, où les supporters peuvent se rendre et partager leur passion du football, boire un ou deux verres, échanger des pronostics sur le match : en gros pour passer un bon moment. Avec le match du soir en ligne de mire, ce n’était pas surprenant de voir une majorité de supporters anglais et italiens profitant du soleil, dans une atmosphère incroyablement amicale. En dépit de l’importance du match de la soirée, les deux groupes de supporters ont tiré le meilleur parti de leur temps à Kiev, pour être certains que, quel que soit le résultat du match, leur déplacement à Kiev en vaille la peine.

swedish fans

En revanche, j’ai plus été surpris de voir sur place autant de supporters suédois, la sélection scandinave ayant été éliminée du tournoi depuis pratiquement une semaine. Mais, comme me l’a expliqué un supporter anglais un peu ‘joyeux’ : les Suédois «adorent s’amuser», et un grand nombre d’entre eux a décidé de rester à Kiev pour jouer les «prolongations» !

england fans

C’est exactement ça la zone des supporters : un mélange de cultures rassemblées autour de l’amour du jeu. Avec des sponsors présents partout, ce parc d’attractions pour férus de football regorge d’activités pour tout un chacun. Des matchs à trois contre trois pour les enfants, du baby-foot pour les légèrement plus âgés, des fabricants de pièces de monnaies pour les curieux, une cabine de «cri-o-mètre» pour permettre aux supporters de tester à quelle force ils peuvent crier, et de nombreux stands de photos originales pour ceux qui veulent capturer l’instant présent.

olympic stadium

Au fil de l’après-midi, je sentais l’ambiance monter d’un cran, les supporters devenant plus bruyants tandis que le soleil se couchait lentement derrière la capitale ukrainienne. Après une petite escale à l’hôtel, les deux charmantes hôtesses Orange, chargées de ma sécurité, m’ont «escorté» jusqu’au nouveau stade olympique flambant neuf, où affluaient des milliers de supporters gonflés à bloc.

Lors d’un match international, un des moments les plus émouvants est probablement celui des hymnes nationaux. C’est le moment, dans l’enceinte du stade, où les joueurs et les supporters s’unissent pour ne faire qu’un, afin de célébrer leur appartenance à leur nation. Et que vous soyez ou non un supporter anglais, vous ne pouvez rester indifférent à l’écoute de «God Save The Queen»…


[EN] "God Save the Queen" live from Kiev #euro2012 par liveorange

Suite à ce prélude musical, le match pouvait commencer. Après avoir raté de peu l’ouverture du score par Glen Johnson, l’Angleterre a abandonné la possession du ballon aux Italiens, pour tenter de les surprendre en contre. Mais la Nazionale, emmenée par un Andrea Pirlo fort inspiré, a pris le contrôle du match et s’est créée les meilleures occasions, tout en déjouant proprement les rares tentatives anglaises.

Tout au long de la partie, l’atmosphère dans le stade était électrique, mais à la surprise générale, ce ne sont ni les Anglais ni les Italiens qui faisaient le plus de bruit, mais bien les Ukrainiens ! Des milliers d’autochtones étaient sur place pour le match, et tout ce qu’on pouvait entendre par moment étaient les «Ukraina ! Ukraina!» descendant des tribunes.

penalty shootout

Après quatre-vingt-dix minutes âprement disputées mais sans le moindre but marqué, on a donc eu recours aux prolongations, et, là encore, plusieurs tentatives de part et d’autre ont été extrêmement proches d’aboutir, mais comme beaucoup l’avaient prédit, le match se déciderait aux tirs au but. Le passé des deux équipes dans cet exercice éprouvant pour les nerfs étant particulièrement médiocre, la pression était sur les épaules des tireurs et, en dépit d’un avantage pris dès le début suite au raté de Montolivo, l’Angleterre a encore craqué, Ashley Cole et Ashley Young manquant leurs tentatives, tandis que Diamanti inscrivait le tir décisif pour emmener l’Italie en demi-finale.

En dehors du score nul et vierge, c’était, au cours de cet Euro 2012, l’un des matchs les plus agréables à regarder, et l’attitude des joueurs sur le terrain reflétait celle des supporters présents dans le stade : impeccable et engagée. Sur le chemin du retour à l’hôtel, il y avait un contraste évident dans les rues de Kiev entre les supporters italiens, en plein extase, et leurs homologues anglais atterrés. Assez fatigué de mon voyage depuis Paris, et de toutes les émotions du match, j’ai décidé de retourner à l’hôtel. Mais les nombreux bars et boites de nuit ouverts à proximité du stade m’ont fait penser que pour le reste des supporters, la fête ne faisait que commencer…

edouard
Edouard Austin

Writer/editor for the live @Orange blog.

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Rédacteur permanent pour le blog live @Orange


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