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juin

UEFA Euro 2012 – la Pologne peut être fière


Alors que je traversais la ville, en route pour le stade, l’épais nuage qui avait paru si menaçant au cours des dernières heures, lesquelles avaient déjà été très arrosées, s’est résolu à y aller franchement. Je ne me rappelle pas grand-chose de la classe de géographie de Monsieur Black, à la fin des années 1980, mais je suis relativement certain que l’Europe de l’Est n’est pas une région affectée par la mousson. Je me trouvais pourtant maintenant clairement au beau milieu d’une averse tropicale.

La pluie battante aurait rebuté les plus sensibles mais elle ne semblait pas effrayer le moins du monde les supporters polonais. Le tempétueux torrent qui mettait à mal les égouts de Varsovie était tout à fait secondaire en comparaison du flot de blanc et rouge traversant la ville. Alors que le stade se rapprochait, leur nombre se faisait seulement plus important, et il semblait que chaque personne était habillée aux couleurs du drapeau polonais.

Jouant à l’évidence les seconds rôles d’une éloquente marée polonaise, agitant des drapeaux, et les panoplies de circonstance, le temps a décidé de jeter l’éponge ou plus exactement d’agiter un drapeau blanc – juste comme tout le monde. C’était le jour de Varsovie, le jour de la Pologne. Les premiers championnats d’Europe à se tenir en Europe de l’Est depuis la chute du mur de Berlin étaient une occasion particulière, et elle méritait le soleil, ce qu’elle a précisément obtenu.

Aussi impressionnante qu’ait été, en tant que spectacle, la foule amassée des supporters polonais, l’emblématique Stade National, situé sur les rives de la Vistule, offre un intérêt incontestable. En dépit de mesures de sécurité qui auraient fait la fierté de Fort Knox, l’entrée dans le stade était partout aisée et les sourires pleuvaient. La police, les stewards, les contrôleurs de ticket, les vendeurs d’écharpes et de hot-dogs surfant tous sur une vague d’optimisme.

stadium-fans

Rejoignant la partie supérieure de la tribune principale, j’ai été énormément impressionné de voir fonctionner les escaliers mécaniques. Quelle marque de civilisation pour le football ! Mes visites précédentes au sein de quelques-uns des plus grands stades d’Europe nécessitaient souvent les cuisses de Roberto Carlos, et de fréquents arrêts en quête d’oxygène lors de la montée d’innombrables volées de marches bancales. Pas cette fois cependant, bien joué la Pologne !

Quoiqu’il en soit, connaissez-vous cette sensation : vous entrez dans un nouveau stade pour la première fois, il paraît tellement neuf, semble tellement impressionnant, et toutes les couleurs, particulièrement le vert émeraude du terrain, semblent si vives ? Cela même. Et même un peu plus. Je savais que la Pologne et l’Ukraine avaient vraiment réalisé un gros effort en construisant huit nouveaux stades pour l’Euro 2012, mais rentrer dans l’un d’entre eux était une sensation très particulière. Tom, mon compagnon, un Polonais à la fierté intransigeante, semblait un peu submergé par l’émotion, « j’ai, euh, quelque chose dans l’œil ». Je savais ce qu’il voulait dire.

C’est ainsi qu’avec une inspiration prise opportunément, et les suites d’un hot dog pris en vitesse se manifestant un peu (quelle que soit la nature de ces petites choses croustillantes que l’on trouve sur les hot-dogs polonais, ils devraient être rendus obligatoires dans TOUS les pays) le moment de la cérémonie d’ouverture était arrivé.

D’énormes cloches orange, des écrans géants, des danseurs habillés comme de fabuleux gâteaux, de (d’extrêmement) grands pianos, des DJ italiens, Michel Platini – rien à jeter. La Pologne voulait impressionner, et elle l’a fait. Le premier match a pu être un peu décevant pour les gens du cru, mais la Pologne a toutes les raisons d’être fière. Ce seront de merveilleux championnats.

edouard
Edouard Austin

Writer/editor for the live @Orange blog.

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Rédacteur permanent pour le blog live @Orange


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