par Frédéric Lardinois en direct du mobile world congress 2012 de Barcelone
En termes de performance des navigateurs, il y a beaucoup de discussions sur ce que les développeurs, comme Microsoft, Google et Mozilla, peuvent faire pour accélérer l’accès aux pages Web et permettre une meilleure exécution des applications complexes comme Gmail.
Dans le monde mobile en particulier, les puces qui alimentent votre téléphone ou votre tablette sont de plus en plus optimisées. Cette optimisation se produit au niveau de leur conception et également dans la façon dont le système d’exploitation communique avec elles. Hier, au Mobile World Congress à Barcelone, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Sy Choudhury, qui dirige l’initiative Web Technologies de Qualcomm. Notre conversation a essentiellement porté sur ce que les fabricants de puces peuvent faire pour améliorer la consultation mobile, et aussi sur l’importance accrue du HTML5 dans le monde mobile (HTML5, à son cœur, est un ensemble de technologies qui permet aux développeurs de créer des applications Web hautement interactives dont l’aspect et la convivialité sont similaires aux logiciels de bureau traditionnels).
Qualcomm, qui est surtout connue pour produire les processeurs et jeux de puces qui font fonctionner une grande partie des téléphones cellulaires dans le monde, travaille en étroite collaboration avec les équipes Android et Chrome chez Google pour améliorer l’exploration sur votre téléphone ou votre tablette. La société, bien sûr, travaille également avec d’autres vendeurs, y compris Microsoft, mais la plupart du travail d’optimisation s’effectue sur la plateforme d’Android.
La différence entre une version optimisée d’Android et la version de référence de Google est souvent remarquable. Par exemple, dans les tests de Qualcomm, le rendu des pages Web est de 20 à 30% plus rapide dans la version optimisée tandis que la vitesse d’exécution des programmes JavaScript est accrue de 70%. Qualcomm a également optimisé ses processeurs pour décoder des images plus rapidement, ce qui se traduit par une amélioration de près de 25 % de la vitesse de rendu pour des JPEG.
Comme Choudhury me l’a expliqué, cette optimisation se produit virtuellement à tous les niveaux, sans que la plupart des utilisateurs ne s’en aperçoivent. Cela concerne notamment la communication du navigateur avec le réseau, l’utilisation du matériel graphique de votre téléphone pour assurer une lecture vidéo sans heurt et aussi l’interprétation de JavaScript, le langage dans lequel sont écrites la plupart des pages Web complexes.
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Qualcomm a effectué plusieurs démonstrations impressionnantes au Mobile World Congress cette semaine pour illustrer son travail, y compris une application de partage de photos similaire à Instagram qui réside au sein du navigateur. Dans une autre démo, la société a présenté la différence entre un jeu basé sur le HTML5 ayant accès à la carte graphique et un jeu sans cet accès. Le résultat est sans surprise : le jeu qui n’utilise pas directement le matériel graphique de la tablette affiche une performance médiocre tandis que l’autre s’exécute aussi parfaitement qu’une application native.
Plus de puissance signifie aussi plus de consommation
Toute cette puissance vient toujours avec un compromis – et le plus souvent, ce compromis est la consommation électrique. Pour des sociétés comme Qualcomm et ses partenaires, trouver le bon équilibre entre ces deux pôles n’est pas toujours facile. Selon Choudhury, de simples ajustements peuvent souvent faire une grande différence. Par exemple, Qualcomm a changé la fréquence des arrêts de la puce de réseau lorsqu’elle n’est pas utilisée et ce simple changement peut se traduire par des économies de consommation de près de 7% dans certains cas.
Qui aurait besoin d’applications quand le navigateur peut tout faire ?
Comme vous le savez sans doute, Qualcomm fait partie du groupe Core Mobile Web Platform Group annoncépar Facebook au Mobile World Congress en début de semaine. Selon Choudhury, puisque les sites Web peuvent accéder à l’appareil photo de votre téléphone, afficher des vidéos et lire des jeux sans requérir Flash et sans que l’utilisateur n’ait à se préoccuper de la technologie derrière une application, les applications natives ne sont plus vraiment nécessaires.




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