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juil.

un petit tour sur le grand Tour avec Kat…et Charly Mottet !


dessin tour de france 2011, galibier, un dessin par jourKat n’est pas seulement l’excellente dessinatrice du blog un dessin par jour, elle écrit aussi très bien ! Pour preuve, cet article qu’elle a spécialement rédigé pour vous chers lecteurs du blog live Orange !

Jusqu’au 20 juillet 2011, le Tour de France c’était pour moi le souvenir d’un pique-nique arrosé à deux pas de mon bureau l’année où Christophe Mengin a failli gagner l’étape qui arrivait juste devant chez lui à Nancy, l’occasion pour mes parents d’avancer d’un jour leur départ en vacances tous les ans pour ne pas être gênés par le parcours des coureurs qui croise le leur, un beau livre de géographie à la télévision, et des images éparses de cyclistes ahanant dans les montées et dévalant dans les descentes. J’en savais juste assez pour pouvoir citer quelques noms et quelques lieux mythiques.

Depuis le 20 juillet, tout a changé. Grâce à Orange et à Sandrine Joseph, qui m’avaient invitée, j’ai pu suivre, ou plutôt précéder, une étape en voiture. Je ne dirais pas que depuis je suis devenue spécialiste, mais cela m’a donné envie de m’y intéresser de plus près, tant il est vrai que, comme à Roland-Garros pour le tennis, on ne voit à la télévision qu’une partie émergée de la chose. Le Tour, organisation, sportifs, équipes, équipementiers, sponsors, diffuseurs, médias, grands pontes et petites mains, représente une vraie ville de 6000 personnes qui se déplace chaque jour d’étape en étape. Ce n’est pas rien.

D’abord, il faut loger et nourrir tout ce monde. Aux étapes, certains dans la caravane couchent à plus de 150 kilomètres de là, faute de chambres en assez grand nombre sur place. Les coureurs, on le comprend, dorment au plus près. Pendant la course, et parfois la nuit si le départ du matin n’est pas au même endroit que l’arrivée de la veille, il faut aussi monter, déplacer, remonter tout, les installations d’arrivée et de départ, le village, les zones techniques, l’organisation, les télécommunications, les salles de presse, les plateaux pour la télévision, etc. Titanesque. Les tournées des Rolling Stones, à côté, c’est petit bras. Pour nous, hôtes d’Orange, ce fut proche la veille, mais le soir à 100 kilomètres, et dans deux lieux paradisiaques. Merci Orange, j’ai beaucoup aimé me faire chouchouter comme ça!

Au village de départ, nous sommes guidés par notre pilote, qui n’est autre que Charly Mottet, l’un des rares dont je me rappelais le nom de courses vues à la télé. Son aura et sa popularité sont extraordinaires, non seulement dans le village, où tous et toutes le saluent, mais également dans le public, où beaucoup le connaissent et lui demandent conseils, pronostics et autographes. Difficile d’avoir meilleur guide pour la bleue que je suis. Aux bus des équipes, il nous détaille l’anatomie d’un vélo de course, le cadre fait à la physionomie du coureur, les roues, partie la plus technique, les boyaux collés sur les jantes, le guidon que chacun adapte, et jusqu’à la petite puce bleue qui permet d’accélérer le classement à l’arrivée lors des arrivées en peloton. Au village, l’accueil sur le stand Orange est chaleureux. Je fais la connaissance de Cécile et Gallien, en charge des relations publiques d’Orange sur le Tour, et de la charmante Marie-Laure avec qui je discute parfois sur Twitter, et je passe un petit bonjour aussi aux amis de France Télévisions avec lesquels j’ai travaillé sur Roland-Garros. Nous regardons passer le grand cirque de la caravane publicitaire, où nous remarquons, Sandrine et moi, le rôle souvent peu flatteur qui y est accordé aux femmes, plutôt potiches ou ménagères, à peine plus que dans la plupart des publicités d’ailleurs.

Nous, invités privilégiés, allons en auto précéder les cyclistes de quelques kilomètres, entre la caravane publicitaire et la tête. Et c’est finalement bien compréhensible: si tous les véhicules se trouvaient dans la course, il y aurait plus de voitures que de vélos! Et ce serait très dangereux pour les coureurs. On l’a bien vu avec l’accident provoqué par un véhicule de France Télévisions quelques jours auparavant. Départ pour nous en voiture, une demie-heure avant les cyclistes, par les jolies routes de la Drôme provençale. Charly Mottet nous explique au passage chaque détail du parcours: ici, on peut attaquer; là, c’est voué à l’échec; ici, une petite côte pour le maillot à pois; là, un faux plat qui casse les pattes; ici, le vent est de face et favorise la course en peloton, qui protège un peu du froid; là, une longue ligne droite propice pour reprendre un échappé, car l’avoir en ligne de mire fait accélérer ses poursuivants.

Le monde sur la route est déjà impressionnant. A chaque village, chaque croisement de routes, chaque parking, chaque grimpée, les gens se pressent, venus à pied, en auto, en camping-car ou à vélo. Il y a beaucoup d’enfants. La caravane est déjà passée, on le voit aux cadeaux déjà portés ou brandis: casquettes, bonbons, gâteaux, journaux, porte-clefs, ballons,etc. De nombreux panneaux encouragent les coureurs, beaucoup pour Voeckler, mais pas seulement. Beaucoup de drapeaux nationaux aussi, hollandais, luxembourgeois, australiens, allemands, et des déguisements en tous genres. On pique-nique et on apérote beaucoup aussi sur le bord de la route. Tiens, voici le fameux diable, un fan allemand complètement déjanté qui suit la course en montagne depuis plus de vingt ans.

Si nous ne voyons rien de la course, nous l’entendons par le circuit radio et le speaker officiel. Au début de l’étape, les échappées sont annoncées sans donner le nom ni des coureurs ni des équipes, afin de ne pas fausser la course. A un tiers environ, la radio commence à indiquer les noms. Livre de bord de l’étape à l’appui, Charly Mottet nous fait remarquer l’avance prise par la course sur les temps prévus. A mi-étape, il y a déjà plus d’une demie-heure d’avance! Ceci va écourter notre déjeuner sur l’herbe (c’est si luxueux qu’on ne peut décemment pas parler de pique-nique) juste après le col de Palluel, car il nous faut repartir avant la course, faute de quoi nous serions bloqués par elle et nous raterions l’arrivée. Arrivés sur Gap une première fois, nous nous lançons dans les petites routes du col de Manse, littéralement noires de monde, où les voitures peuvent à peine passer tant les routes sont étroites et les spectateurs nombreux. Arrivés quelques minutes avant la course à… l’arrivée de l’étape, nous pouvons suivre depuis un bus-bar VIP l’arrivée de l’étape, remportée au sprint par Thor Hushovd. Thomas Voeckler conserve le maillot jaune.

Le soir, à l’hôtel, nous passons aussi le relais à ceux qui sont venus voir l’étape de demain, la première étape de montagne des Alpes.

Encore merci à Orange, à Sandrine et aussi à Cécile, Gallien, Charly, Eric, Norbert, pour leur accueil et pour cette journée !

> retrouvez Kat sur son blog un dessin par jour

céline louis

responsable éditorial

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responsable éditorial du blog live Orange, passionnée de web, de musique et de photo


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