Suite de notre entretien avec Fred Colas depuis Sydney (retrouvez la première partie par ici)
Cela fait donc 6 mois que vous avez démarré votre aventure, je sais que le choix est difficile mais pouvez-vous nous dire quel est votre plus beau souvenir jusqu’ici ?
C’est différent selon les membres de la famille mais pour moi c’est les baleines de la Péninsule Valdès. Ce sont des animaux incroyables, énormes, nous étions très proches d’eux, c’est méga impressionnant ! Au-delà de ça, ce sont tous les gens qui nous hébergent et nous accueillent de manière extraordinaire qui rendent ce voyage vraiment unique. A chaque fois, les gens sont super sympa et nous parvenons à établir de vraies connexions et des échanges sincères. Nous partageons du temps avec eux, nous discutons avec eux, nous sortons avec eux.
Avez-vous constaté des différences de cultures fondamentales avec notre façon de vivre en France ?
Pas pour l’instant, non, car nous nous sommes rendus dans des pays à culture occidentale. Les différences sont anecdotiques. Avec les Australiens par exemple, ce qui nous a fait sourire c’est premièrement la différence dans les horaires : ils se lèvent à 5h du matin et dînent à 18h30 ! Avant-hier soir, nous sommes allés dans un restaurant qui fermait à 20h. Deuxièmement, le fait qu’ils font tous du surf sans exception, plus qu’un sport, c’est un vrai mode de vie pour eux.
Vous parlez quasiment tout le temps en anglais ou en espagnol, comment cela se passe pour Héloïse ?
Elle parle bien l’anglais désormais et elle était scolarisée dans une école bilingue depuis le CP (elle est maintenant en CE2). Elle n’a pas de problème à comprendre, à échanger avec les autres et notamment avec les enfants avec qui elle communique finalement très facilement. C’est d’ailleurs un point très important de notre voyage pour Héloïse que nous soyons hébergés dans des familles avec des enfants.
Elle réussit donc bien à s’adapter à ce changement de vie du haut de ses 8 ans ?
Cela se passe très bien. Après, il y a quelques moments où sa famille lui manque comme à Noël où elle aurait aimé voir ses Grands-Parents et être chez elle. C’est vrai que c’était assez déstabilisant de fêter Noël dans un hôtel au soleil, loin de la famille et donc de ce qu’elle associe à Noël. Mais cela se passe globalement bien.
Comment gérez-vous l’école ?
C’est Estelle la maman qui enseigne à raison de 1h30 par jour à l’aide des manuels scolaires récupérés à Paris.
Vous n’avez pas le mal du pays ?
Pas du tout mais il y a des choses qui nous font envie. Par exemple à Tahiti, nous nous sommes régalés à manger du fromage ! Et les techniques de communication actuelles nous empêchent d’être coupés du monde. J’ai beaucoup voyagé il y a 20 ans, cela n’a plus rien à voir. Je suis au faîte de l’actualité française et je suis quotidiennement ce qui se passe en France côté sport, politique et news en général. Ca me plaît d’être toujours connecté parce que j’ai les moyens de le faire mais si je n’en avais pas la possibilité, cela ne me manquerait pas pour autant.
Qu’est-ce qui est le plus difficile alors dans ce voyage ?
Le fait de changer d’endroit tout le temps. En moyenne nous avons changé de lieu tous les 3 jours et demi. A un moment donné c’est fatiguant et c’est bien de pouvoir se poser un peu aussi. Nous avons hâte de nous retrouver à Singapour où nous allons pouvoir rester 15 jours. Le manque de stabilité se fait parfois ressentir. Mais en même temps, quand nous nous posons, les jours passent très vite, nous ne faisons pas forcément tout ce que nous aurions voulu faire. Finalement, cela nous donne envie de repartir.
Vous ne vous sentez donc pas en vacances ?
Ce ne sont pas des vacances, c’est un vrai projet de vie alternatif. Sinon je n’aurais pas à écrire mes articles, relancer les gens, contacter La Voix de l’Enfant pour savoir où en est la construction de l’école, Héloïse n’aurait pas d’école et Estelle n’enseignerait pas. Nous sommes constamment sur 3 axes : en train d’écrire sur le passé, profiter du présent et préparer l’avenir. Alors qu’en vacances, en général on ne pense qu’au présent.
Lundi, ne manquez pas la 3e partie de l’interview de Fred Colas sur le blog live Orange : « « ce que nous vivons est la Vie avec un V majuscule ! ». Pour patienter, vous pouvez aller sur le blog We like the World lire les anciens articles et faire un donpour la construction de l’école en Afrique. Et bien sûr, n’oubliez pas de cliquer « j’aime » sur leur page Facebook car 1 j’aime = 1$ reversé par la famille Colas pour financer l’école





2 commentaires
Où en sommes-nous après 6 mois ? Les réponses de Fred sur le blog Orange Live (en FR, ESP et ENG)! | We Like The World
Il y a 1 an
[...] Part 2: How do we feel after 6 months ? [...]
Interview with Frédéric Colas, part 3: “what we’re experiencing is Life with a capital L!” | live Orange blog – Orange events blog
Il y a 1 an
[...] End of our interview with Fred Colas from Sydney (see part 1 here and part 2 here) [...]