par Leigh Geary, en direct du mobile world congress 2012 de Barcelone
quid autour des marques
J’ai justement eu une longue conversation à ce propos ce soir. Bien sûr, cahier des charges et qualité de fabrication sont essentiels. Innovation, facilité d’utilisation et simplicité ont également leur place. Il existe toutefois une mentalité de « suiveur d’une marque » que les consommateurs seront réticents à reconnaître.
Prenons, par exemple, Apple. Que la vérité soit dite, on trouve un nombre certain de produits Apple ici, au Mobile World Congress. Le hic : la plupart d’entre eux sont utilisés par les visiteurs. Apple en tant que marque possède dorénavant une telle puissance qu’elle peut faire vendre d’énormes quantités en dépit de problèmes techniques et éthiques. Prada vient d’accoler son nom très respecté au combiné LG Prada 3.0 . C’est là un signe de qualité, de statut.
Alors je me suis demandé : qu’en serait-il de ces nouveaux téléphones Android rutilants annoncés par Sony cette semaine s’ils portaient encore le label « Sony Ericsson » ? Est-ce que nous les achèterions ?
Avec la marque Sony, vous faites endosser certaines espérances à un terminal, avant même de l’avoir acheté : qualité, design, fiabilité.
Personnellement, je pense que la marque s’accompagne d’une forte adhésion dans l’esprit des consommateurs. Mettez un iPhone à côté d’un téléphone tout aussi performant, mais fabriqué par une marque bien moins connue. Je suis prêt à parier que les acheteurs opteraient pour l’iPhone.
Nous savions que Nokia avait un dernier téléphone Symbian, mais en sortir un équipé d’un appareil photo 41 mégapixels et faire la Une des gros titres dans la presse du monde entier, c’est sûrement là une façon de faire redécouvrir votre marque. Nokia, il faut le reconnaître, a été soumis à rude épreuve ces derniers temps et a chuté de son piédestal sur fond de concurrence venue de toutes parts. La notoriété de la marque a progressivement fondu pour ne se fonder que sur des téléphones d’entrée de gamme, et non pour des smartphones. Il lui est à présent difficile de remonter la pente.
Ici à Barcelone, en particulier cette année, on assiste à une explosion manifeste de sociétés qui annoncent la sortie de leur téléphone. Dans certains cas, il s’agit de sociétés qui ne sont pas connues pour être des fabricants de téléphones mobiles ici en Europe. C’est notamment le cas de Fujitsu, Panasonic, ZTE ou NEC. Ces constructeurs en ont parfois conscience et choisissent, dans un premier temps la marque blanche, laissant aux opérateurs de réseaux et autres sociétés le soin d’accoler leur marque plus respectée et mieux connue sur le terminal en question. C’est là une voie qui a bien marché pour HTC et qui semble devoir fonctionner également pour Huawei. Après des années au cours desquelles son nom a été dissimulé, Vodafone classe désormais l’Ascend G 300 sous la bannière Huawei.




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