Entretien avec Jean-François Rodriguez, directeur des jeux et du transmedia chez Orange, à l’occasion de l’exposition Game Story
Pouvez-vous présenter la mission de votre direction chez Orange ?
Le rôle de cette entité est de distribuer des jeux sur l’ensemble des écrans d’Orange : le mobile, le PC et bientôt la TV. En tant que distributeur, nous travaillons en partenariat avec l’ensemble des éditeurs de jeux comme Electronic Arts, Ubisoft, Gameloft et bien d’autres. Nous mettons à disposition des utilisateurs des sites internet et/ou mobiles qui permettent aux gens soit de jouer directement sur leur mobile ou sur internet soit de les télécharger. Nous avons également en charge la partie jeux du site orange.fr qui cumule plus de 1,5 millions de visiteurs uniques. Nous y avons vendu plus de 500 000 jeux sur l’année 2010.
Dans quels pays Orange distribue son offre de jeux ?
Nous commercialisons nos offres sur l’ensemble des pays d’Orange en Europe et très bientôt sur la zone AMEA, notamment l’Egypte qui avec 30 millions de clients mobiles est une de nos priorités sur la zone.
Quel est le profil du joueur en 2011 ?
Aujourd’hui, en France, le joueur moyen est âgé de 35 ans et 52% des joueurs sont des femmes. Les femmes sont plutôt sur le casual gaming et les hommes sur les jeux traditionnels. Mais une chose est sûre : le jeu vidéo s’adresse maintenant à tout le monde.
Quels sont les critères de sélection des jeux ?
En tant qu’opérateur et distributeur de jeux, notre objectif est de trouver le bon jeu pour le bon terminal avec les éditeurs qui sont nos partenaires, pour offrir au client la meilleure expérience de jeu possible. Nous essayons toujours de déceler au plus vite les pépites qui se cachent dans les catalogues de jeux de nos éditeurs pour les proposer à nos clients.
Comment Orange innove dans le monde du jeu vidéo ?
Nous intégrons au plus tôt l’ensemble des nouvelles technologies liées au jeu comme sur les terminaux mobiles 3D. Pour les jeux 3D sur PC, nous venons aussi de conclure un partenariat avec Nvidia qui possède la technologie 3D. Nous allons ainsi très prochainement commercialiser sur internet, un pack qui permet au PC de devenir 3D et de jouer à des jeux 3D.
Nous nous intéressons aussi beaucoup à la géolocalisation qui présente un réel potentiel ludique. Nous proposons également des expériences de jeu en réalité augmentée comme sur l’expo Game Story avec les Lapins Crétins d’Ubisoft (NDLR : découvrez l’animation des Lapins Crétins en réalité augmentée au Grand Palais jusqu’au 26 novembre 2011).
Enfin, via la set top box d’Orange on pourra bientôt jouer à des jeux : le client n’aura pas besoin de télécharger le jeu, il jouera en ligne à des jeux de type console. Nous espérons lancer cette offre d’ici la fin de l’année prochaine sur la TV d’Orange.
Que l’exposition Game Story se tienne au Grand Palais, n’est-ce pas la consécration du jeu vidéo ?
Cette expo corrobore le discours que nous tenons chez Orange depuis 2-3 ans qui est de dire que le jeu vidéo est populaire, innovant et en perpétuelle évolution. Que la RMNGP (Réunion des Musées Nationaux Grand Palais) fasse un sujet sur le jeu vidéo au Grand Palais démontre que c’est un univers sérieux avec un vrai savoir-faire, et que ce divertissement est entré dans les mœurs : tout le monde joue ! Désormais le jeu vidéo s’affiche dans les musées et c’est une très bonne nouvelle.
Les jeux gratuits sur les réseaux sociaux représentent-ils une menace pour les jeux traditionnels payants ?
Les jeux sur les réseaux sociaux sont basés sur un business model freemium : on peut effectivement jouer gratuitement mais si on veut être performant, avancer dans le jeu et entrer en compétition avec ses amis, il faut acheter des options. Une partie du business s’orientera forcément vers ce marché, mais il y aura toujours des jeux payants. Il y a une demande très forte du public pour ces jeux payants qui sont d’une très grande qualité graphique, complexes au niveau du scénario avec un game play riche. Ils sont, très compliqués à faire et demandent des budgets de plusieurs dizaines de millions d’euros. Un jeu dit « premium » coûte autant qu’un film aujourd’hui et rapporte autant voire plus qu’un film. D’ailleurs, l’industrie du jeu est la plus grosse industrie du divertissement, avant la musique et le cinéma !
Quel est le futur du jeu pour Orange ?
Le transmedia. C’est un contenu imaginé dès le départ pour être multi-écrans et multi-plateformes, qui mêle l’ensemble de l’univers numérique que peut mettre à disposition un opérateur : l’audiovisuel, le jeu, les services comme les SMS, la boîte vocale, les mails. Nous avons déjà lancé Détective Avenue cette année et nous travaillons sur de nouveaux concepts de ce type qui verront le jour en 2012. Sûrement sous forme d’enquête, distribué sur plusieurs pays en même temps, il y aura une websérie tirée du jeu, le jeu utilisera les services d’Orange et les réseaux sociaux…Nous reviendrons vous en parler à sa sortie !
Pouvez-vous nous révéler quel est votre jeu préféré ?
Assassin Creed pour sa jouabilité et son univers graphique qui est juste incroyable et délirant !
mise à jour du 2 décembre 2011 : visionnez le résultat en images de l’animation réalisée par Orange avec les Lapins Crétins à l’occasion de l’exposition Game Story !
Les Lapins Crétins en réalité augmentée par Orange par Orange_Jeux




2 commentaires
Elphège
Il y a 1 an
Très belle exposition ! Une chose est sûre : “le jeu vidéo s’adresse maintenant à tout le monde”. Yes
celine
Il y a 1 an
Merci Elphège pour votre commentaire et vous alors, quel est votre jeu préféré ?