James Park

La Santé et ses Données Personnelles étudiées à la Loupe #leweb12

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Par Raphaëlle Laubie, reportage de LeWeb 12

James Park

James Park est le co-fondateur de Fitbit.  start-up créée en 2006 et “pitchée” à la conférence TechCrunch50  – à laquelle le sujet avait fait grand bruit. Il présentait alors un des premiers objets connectés  dédié au grand public et relatif à la santé. A l’époque Fitbit n’était « qu’un » podomètre sans fil 3D agrémenté d’un système de surveillance de l’alimentation et de contrôle du sommeil, au prix de 99 dollars. Chacun pouvait prendre conscience de son niveau d’activité physique et de ses apports en calorie. Le petit appareil élégant « clipable » sur tout vêtement avait alors recueilli 2 millions de dollars de True Ventures et SoftTech VC et de quelques autres business angels.

Aujourd’hui, James Park confie avoir levé plus de 23,5 millions de dollars. Il revient sur cette époque et commente la difficulté de convaincre des investisseurs incrédules du potentiel de la start-up.  ”Une plateforme comme KickStarter aurait certainement facilité les choses.” Pour rappel Kickstarter est une plateforme de financement de projets créatifs.

D’autres difficultés ont été rencontrées au cours de cette aventure entrepreneuriale, outre la levée de fonds. Notamment celles liées à la conception, celles liées à la production. Une mauvaise conception peut avoir des répercussions catastrophiques en coûts et délais. James Parker avait prévu 8 mois pour sortir son premier produit, cette livraison a été décalée d’un an.

Depuis ses débuts, l’activité de Fitbit s’est diversifiée. Après avoir prouvé sa suprématie face à des concurrents come Striiv sur le marché des podomètres à puce, Fitbit met sur le marché la balance wi-fi Aria, intelligente, qui bien plus que le contrôle de votre poids, de votre pourcentage de masse de graisse, vous permet de partager les données et ce pour 8 utilisateurs qu’il détecte à partir de la base des données de chacun … Cette dernière ne va pas sans rappeler le produit phare de Withings (que j’utilise ! ).

Cette année, la société a sorti la dernière version de son podomètre et Zip un produit d’entrée de la gamme. L’iconographie change aussi, et une fleur vous indique, de part sa taille, l’intensité de votre activité physique.

Ces produits s’installent dans la tendance du Quantified Self ou du « self-tracking », dont j’ai pu cerner l’envergure à la dernière conférence MedicineX à Stanford en septembre dernier. Ce mouvement a certainement vu sa naissance avec toutes ces entreprise de « santé-connectée » –  WithingsFitbit ou RunKeeper – ces start-ups aux technologies innovantes permettant à tout-un-chacun de surveiller des paramètres prédéfinis concernant leur santé, leurs performances physiques et parfois intellectuelles. Aux US, ce mouvement est représenté par Quantified Self, lancé en 2007, et suivi par les personnes souhaitant mesurer et analyser leurs données personnelles avec des technologies s’étendant des capteurs aux applications mobiles ou web. Et le bénéfice qui en ressort semble surtout marqué par l’exactitude des données livrées. James Park explique que la patient livre souvent à son praticien des données erronées, parce qu’il se voile la vérité ou « parfois même ment ».

Aujourd’hui Fitbit, s’est déployée globalement. L’entreprise est implantée dans 10 000 magasins à l’international, 7 000 aux Etats-Unis et 3 000 en Europe. La start-up qui avait buzzé au concours TechCrunch50 a bien tenu ses promesses, vous ne trouvez pas ?

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