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Push Your Art, les masterclass : jour 3

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Dernier jour d’atelier pour les jeunes participants au concours de projets artistiques utilisant les nouvelles technologies : Push Your Art. Car après les 2 jours réservés à la préparation de leurs dossiers, ce fut le moment de passer devant le Jury…

Jour 3

A leur arrivée, la célèbre stéréographe Joséphine Derobe les attendait pour leur commenter le making-off du long-métrage 3D “Pina” (voir le compte-rendu de la 2e journée), celui-ci rendant compte des techniques employées et des difficultés rencontrées lors du tournage du documentaire. Joséphine explique par exemple qu’ils ont dû faire énormément de tests, entre autres pour éviter l’effet “Shiva” (multiplication des bras à l’image lors de mouvements rapides) ou plus amusant, que son père Alain Derobe (Stéréographe sur le tournage) devait régulièrement essuyer les gouttelettes sur le miroir entre les 2 caméras, lors de la scène dans la flaque d’eau.

Puis le réalisateur Wim Wenders est venu rencontrer les élèves et leur faire part de son expérience sur le tournage de “Pina” et sur son expérience sur les tournages en général. D’après ses dires, sur la grande majorité des films actuels, la 3D n’apporte rien de plus… lui l’utilise car il en a “réellement besoin” ! Il fait en sorte que la 3D stéréoscopique soit le centre de ses films et non un simple moyen de faire ressortir. Pour de jeunes artistes-vidéastes, avoir l’opportunité de discuter avec un réalisateur de renom, ayant une telle expérience des tournages fut une vraie chance.

Après la pause déjeuner et les encouragements de Jean de Loisy (Directeur du Palais de Tokyo), une dernière séance de workshop a permis aux concurrents de poser leurs dernières questions aux intervenants, avant le ‘ lâcher prise’ des jours suivants… et aussi d’une certaine façon pour patienter avant la masterclass de Wim Wenders. Car le Palais de Tokyo avait donné rendez-vous à ses visiteurs au sous-sol de la galerie pour assister à une conférence publique du célèbre réalisateur (qui pour rappel, avait remporté la Palme du Grand Jury pour “Si loin, si proche” à Cannes en 1993). Devant un parterre de centaines de personnes, il a pu faire part de ses 45 ans d’expérience dans la réalisation, ainsi que de l’utilisation de la 3D dans ses films.

A la clôture de cette dernière journée de travaux pratiques et de rencontres, les artistes savaient qu’ils n’avaient plus que 2 jours pour préparer la présentation de leurs projets mardi. Dix petites minutes chacun pour convaincre le jury que leur projet d’oeuvre filmée en 3D relief avait le plus de potentiel. Deux jours de travail chacun de leur côté et préparer leur présentation au jury.

C’est donc ce mardi 26 mars qu’un parterre de spécialistes et d’artistes chevronnés ce sont donné une dernière fois rendez-vous dans la Power Room du Palais de Tokyo. Constitué de Jean de Loisy (Président du Palais de Tokyo), Christine Albanel (Directrice Exécutive Evènements, Partenariats, Solidarités chez Orange), Mathieu Mercier (artiste et parrain de la compétition), Fabrice Bousteau (Directeur de la rédaction Beaux-Arts Magazine), Karen Archey (critique d’Art américaine), Joséphine Derobe (stéréographe et réalisatrice 3D), Samuel Bianchini (artiste et professeur aux Arts Déco), Jean-Hubert Martin (historien d’Art et commissaire d’exposition), Jean Blaise (Directeur du Voyage de Nantes) et Ghislaine Le Rhun Gauthier (Directrice Business Développement chez Orange ).

Après délibération, c’est le projet de Cécile B. Evans (voir la vidéo interview du Jour 1) qui a remporté le privilège de voir son projet réalisé et exposé en septembre aux côtés de celui de l’artiste Mathieu Mercier. Trois autres projets – ceux de Philip Alexander Engelhardt, Paul Wierbinski et David Ancelin – auront aussi une place pour exposer le concept de leur projet sous forme de dossier. Une magnifique opportunité de faire connaître leur travail et un honneur.

Pour ma part, j’ai réellement apprécié de pouvoir suivre cet évènement d’un oeil extérieur, tout en étant au milieu de ce petit groupe de jeunes artistes passionnés. C’était d’ailleurs magique de voir à quelle vitesse et avec quelle facilité l’émulsion s’est faite entre des gens qui ne se connaissaient pas la veille pour la plupart. Très rapidement, les avis, les idées fusaient en français comme en anglais, que ce soit entre élèves et même avec les intervenants. Un évènement riche en enseignements et en rencontres, une magnifique expérience qui je l’espère se reproduira l’année prochaine !

> lire l’article compte-rendu du jour 2

> lire l’article compte-rendu du jour 1

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