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oct.

Rebellion Lab, le Burning Man et la Vallée – #blogbus


Reb LabsNous sommes mercredi sur l’Orange Blogger Bus Tour, et en route pour une visite de Rebellion Lab, un bureau de conseil en stratégie digitale basé à Oakland. Le voyage vers Rebellion Lab nous a conduits au-dessus de l’Oakland Bay Bridge, un pont impressionnant qui offre une vue superbe du Golden Gate Bridge et d’Alcatraz. Un trajet professionnel franchement propice à l’inspiration pour ceux qui travaillent chez Rebellion. Facile d’imaginer à quel point on peut se sentir créatif lorsqu’on débute chaque journée ainsi.

Rebellion Lab est dirigé par Dominique Piotet et son équipe. Ils s’entraînent à penser différemment. Dominique possède un long passé dans la stratégie de l’innovation. Son curriculum vitae comprend la stratégie en ligne pour le compte de BNP Paribas. Il y dirigeait la division R&D de l’Atelier, au sein du département innovation de la société à Paris.

Le titre de Dominique est « Chef Rebelle ». Comme il nous l’a expliqué, il encourage l’ensemble de ses collègues à penser différemment, dans l’esprit de la Silicon Valley. Dominique met sur un même plan la philosophie de la créativité qui règne dans la Vallée, et le festival Burning Man, l’une des plus importantes rencontres artistiques de Californie, qui a lieu chaque année.

Le festival Burning Man est sorti de terre à quelques encablures de Baker’s Beach, avant de déménager à Black Rock City dans le Nevada. À Burning Man comme dans la Silicon Valley, il n’y a pas de règles. La tradition et la « normalité » sont perçues avec suspicion, et le conformisme est considéré comme une entrave.

Selon Dominique, à chaque édition du festival Burning Man, la Silicon Valley est pratiquement vide. Les fondateurs, les PDG, les entrepreneurs et les ingénieurs laissent de côté ce qu’ils sont en train de faire pour se rendre à Burning Man. Chacun s’y côtoie d’égal à égal. Musique, art, théâtre, créativité et hasard font office d’ordre du jour. Sergey Brin et Larry Page de Google sont connus pour assister chaque année à Burning Man, déguisés.

Bloggers at work

Dominique a mis en place Rebellion Lab pour proposer aux start-ups cette manière de réfléchir et cette philosophie inspirées de Burning Man. Son enthousiasme pour le sujet est assez contagieux et nous a permis de nous confronter à des idées et approches jusque là non explorées au cours du Blogger Bus Tour.

Il y a un processus, a expliqué Dominique. Pour s’imprégner pleinement de la culture et de la tournure d’esprit de la Silicon Valley, il faut commencer par une question – quel problème cherchez-vous à résoudre ? C’est cette question qui a poussé Page et Brin à mettre sur pied Google, et à améliorer la manière dont la recherche était proposée aux utilisateurs en ligne. Tout le monde sait que les deux associés ont fait une offre à Altavista pour acheter Google, pour qu’eux-mêmes puissent continuer leurs études à Stanford. Le prix ? Un million de dollars. Altavista, aucun regret ?

La réflexion qui a conduit Google à regarder Altavista et à se demander « comment pouvons-nous mieux faire ? » a inspiré Rebellion Lab dans sa démarche envers les clients. Dominique n’est pas un fan d’Apple. Il considère que la manière dont l’entreprise mène ses affaires est complètement étrangère à la manière dont la Silicon Valley réfléchit et innove. Pourtant, il concède avec plaisir que c’est l’iPhone qui a vraiment contribué à relancer la Vallée en 2007.

Une des sociétés les plus innovantes aux États-Unis aujourd’hui est la chaîne de supermarchés Target. Le groupe Target a réussi à évoluer d’un statut de détaillant, à ce qui est en fait aujourd’hui une société de gestion de la relation client. « Ils ont dépensé une fortune en gestion de la relation client. Ils sont largement passés au shopping social, en utilisant un suivi social des habitudes de consommation de la clientèle pour être beaucoup plus efficaces comme détaillant », a commenté Dominique.

Target est devenu si performant dans le shopping social qu’il vient de se mordre quelque peu la queue. L’exploration des données de la société est devenue si bonne et efficace qu’elle a récemment vendu des bons de réduction à une cliente qu’elle supposait enceinte sur la base de ses caractéristiques d’achat – à la plus grande surprise du père de la lycéenne.

Notre échange avec l’équipe de Rebellion Lab a glissé sur l’évolution de la Vallée, où Dominique et son équipe voient les choses évoluer dans le futur. Restant sur le thème de la rebellion, Dominique a rapidement exprimé une opinion assez surprenante. « La Silicon Valley, c’est fini. C’est fait. Le problème est résolu », a commenté Dominique. « Il y a de nouveaux innovateurs qui démarrent maintenant des projets ailleurs. Tony Hsieh, de Zappos a son Downtown Project en cours de développement à Las Vegas, et il y a l’environnement Cleantech à Denver. Les choses changent. »

Il est juste de dire que la Vallée et la Bay Area continueront à être un berceau de l’innovation technologique américaine. Mais il est également agréable de voir d’autres lieux se joindre à l’effort commun. Le Downtown Project de Hsieh s’est donné l’objectif de créer une nouvelle Vallée au Nevada et déclare, non sans audace, son intention de devenir « la ville la plus axée sur la communauté au monde ».

« Dans la Vallée, l’argent n’est toujours pas la motivation principale », a conclu Dominique. « La plupart des gens ont un bon salaire, mais il s’agit plus d’être un dieu, d’être un évangélisateur, et de travailler pour quelque chose auquel on croit. »

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