09

déc.

le SoLoMo dans les starting blocks !


un reportage en direct de Stewart Baines, depuis le Salon LeWeb

visuel_solomo_stewart_bainesLe thème du Salon LeWeb11, SoLoMo, a été à la fois un objet de débats et de consternation. En gros, ce thème symbolise la direction vers laquelle s’orientent la technologie destiné au grand public et l’Internet. Mais certains se demandent si l’une des facettes de cette évolution représentée par le mot « Local » ne risque pas de devenir réellement trop invasive si elle n’est pas gérée correctement.

alors que peuvent signifier ces six lettres : SoLoMo ?

« So » pour « Social » …Une grande partie de notre activité en ligne se déroule désormais dans un environnement dit de média social où nous passons notre temps à mettre à jour nos statuts, à échanger nos photos et à nous divertir en regardant des vidéos de chats farceurs. Lors de son intervention d’hier, dans le cadre du Salon LeWeb, George Colony, le Directeur Général de Forrester, a dit que 80 à 90 % de l’activité en ligne s’effectuait désormais via les médias sociaux. Cliquez ici pour lire le compte-rendu de sa présentation.

« Mo » comme « Mobile » … Les médias sociaux abandonnent de plus en plus les PC au profit des téléphones mobiles : cliquez ici pour voir l’infographique

et ce, parce que nos téléphones sont devenus nos ordinateurs et que nous voulons échanger des informations plus souvent, depuis davantage d’endroits.

« Lo » comme « Local » …Nous avons donc les médias sociaux accessibles via nos téléphones et nos téléphones que nous emportons partout avec nous. L’association du GPS et du téléphone mobile permettant de localiser ce dernier à l’intérieur d’une zone de couverture, a fait que nous pouvons simplement et facilement indiquer à nos amis et disciples l’endroit où nous sommes. Une quantité énorme d’applications pour téléphones iPhone et Android dispose désormais d’une application de géolocalisation, parfois vraiment utile, comme celle permettant de savoir où se trouvent les restaurants conseillés les plus proches ou de réserver un taxi. Il en existe d’autres, comme Foursquare, qui vous permettent de gagner des badges virtuels. Les informations locales sont incroyablement utiles et à mon avis, ce sont elles qui rendent nos téléphones intelligents si indispensables.

Ce qui est intéressant (et même sujet à controverses), c’est la façon dont les données de géolocalisation sont en train de se marchandiser.

Des données sont recueillies au moment ou vous partagez des informations concernant l’endroit où vous êtes. C’est là que se trouve l’avenir de Foursquare : alors que Forrester rejette le tout en disant que ce n’est que « pure perte de temps », Foursquare considère au contraire que son avenir réside dans l’exploitation de ces données de localisation qu’il passe son temps à accumuler. Elles permettront aux partenaires qu’il aura sélectionnés (en l’occurrence des annonceurs) de créer des offres mieux ciblées en fonction de vos besoins. Cela permettra peut-être de faire le lien entre de petites entreprises locales et des consommateurs locaux, ce qui est assurément une bonne chose.

Et Google a résolument fait le choix de s’orienter vers la publicité et le marketing basés sur les données de localisation. Il possède beaucoup plus qu’un historique des lieux fréquentés par les utilisateurs, établi à partir de la base croissante des utilisateurs de Google Plus : il dispose de données provenant d’utilisateurs de Google Maps, de téléphones Android, d’Adsense, de recherches effectuées sur le Web, de Google Wallet et de Checkout. Et il dispose aussi d’algorithmes puissants permettant de faire quelque chose de cette énorme quantité de données, via des outils d’exploration et de classement de données.

Google dispose de tout un écosystème lui permettant d’identifier et de vous adresser des publicités incroyablement ciblées en fonction de vos recherches précédentes, de ce que vos amis aiment, de ce que d’autres personnes ont aussi acheté, en même temps que le disque que vous avez-vous-même acheté, des endroits que vous avez fréquentés et des lieux que vous allez fréquenter. Si vous êtes capable d’exploiter intelligemment ces données, vous disposez alors d’un outil d’une précision chirurgicale permettant aux hommes et femmes de marketing de tous poils de vous adresser les publicités/offres les plus ciblées qu’ils aient jamais conçues. C’est ainsi que l’art de la publicité se voit supplanté par la science de la publicité.

Mais est-ce une bonne chose ? Je suis partagé sur la question.

La publicité non ciblée est à la fois laide et tapageuse : les écrans publicitaires, e-mails non sollicités, logos d’un goût douteux et autres messages publipostés créent un gaspillage inutile, et polluent notre environnement visuel. A l’inverseA l’inverse, quelque chose qui me parle, que je valorise et que peut-être même j’ignorais désirer (mais qui devrait me plaire selon les calculs des algorithmes) a assurément un pouvoir de séduction. J’ai écrit ici quelque chose à sujet en parlant de ce que j’appelle le partage en douceur

Mais cette façon de procéder pourrait-elle devenir invasive dès l’instant où la publicité deviendrait si incroyablement ciblée qu’elle arriverait à me manipuler pour m’amener à faire quelque chose que je ne veux pas faire ? Est-ce que mes données de localisation pourraient faire l’objet d’un commerce entre des sociétés peu soucieuses du respect de ma vie privée ?

Ces questions nous amènent à aborder la question beaucoup plus large qui est de savoir qui finance le Web et les applications que nous utilisons. Les applications gratuites auront toujours besoin de publicité. Il s’agit d’une relation consensuelle. Je partage avec toi des données sur ma localisation et en échange tu m’adresses les offres qui pourraient véritablement répondre à mes besoins. Mais quand cela dégénère en spams et va trop loin dans ce que je considère comme relevant de ma vie privée, ou lorsque mes données font l’objet d’un commerce entre des sociétés de marketing direct loin d’être respectables (comme celles qui s’échangent des numéros de téléphones privés), les limites sont dépassées.

Alors j’ai une demande à faire auprès des sociétés innovantes, présentes sur le Salon LeWeb, qui construisent leur activité autour des données de localisation : s’il vous plaît, n’allez pas trop loin, car vous avez autant besoin de nous que nous avons besoin de vous !

Stewart

céline louis

responsable éditorial

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responsable éditorial du blog live Orange, passionnée de web, de musique et de photo


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1 commentaire

Today’s links 12/18/2011 « Sarah Hartley

Il y a 1 an

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