Il expose au FABFEST “fermer les yeux”, une installation lumière interactive et “diffraction”, une installation éclairage, fil conducteur de toute l’exposition “le futur est maintenant”. Passionnant et passionné, Tomek Jarolim propose au visiteur de changer de regard, de rythme et de prendre le temps…Il nous l’explique dans une interview à visionner ci-dessous ou à lire, au choix
FABFEST interview Tomek Jarolim – Gaîté Lyrique par liveorange
Bonjour Tomek, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je suis Tomek Jarolim, je suis plasticien, je travaille les nouveaux médias, principalement l’image et la lumière
Qu’exposez-vous au FABFEST ?
dans le cadre du FABFEST, j’interviens en tant que plasticien, dans deux projets différents. Le premier est une installation qui s’appelle “fermer les yeux”. C’est une installation lumière interactive qui a été conçue dans le cadre d’ENSAD lab en association avec Annie Leuridan, éclairagiste, qui m’a aidé sur les questions de lumière, et Cyrille Henry qui avec qui on a travaillé l’interactivité. Le deuxième est le projet “diffraction”, une installation éclairage – si on peut appeler ça comme ça – qui est une espèce de fil directeur dans toute l’exposition : on tisse une espèce d’histoire en lumière pour permettre aux gens d’explorer à la fois l’exposition mais aussi la lumière.
Qu’est-ce qu’une installation lumière interactive ?
“fermer les yeux” est donc une installation lumière interactive : interactive parce qu’on interagit en fermant les yeux et elle s’arrête quand on les ouvre ; lumière car on y travaille la lumière uniquement. On propose aux gens d’expérimenter la lumière en tant que telle comme matière, une matière à imaginer. La lumière est composée de couleurs primaires qui sont le rouge, le bleu et le vert avec lesquelles on peut créer toutes les couleurs. Toutes ensemble elles font le blanc c’est-à-dire la lumière la plus complète. Dans le cadre de “fermer les yeux”, on s’est amusé à proposer aux gens, une fois les yeux fermés, d’explorer ces 3 composantes par plein d’accords différents de lumières. Ca peut être juste des balayages de couleurs, des clignotements, des monochromes, des pauses noires ou blanches et essayer de jouer avec, de voir ce que l’on peut ressentir. Parce que “fermer les yeux” c’est avant tout une installation à ressentir. On ne voit rien puisqu’on a les yeux fermés, donc on ressent. Je propose aux gens d’aller plus loin que l’image, d’aller plus loin dans la perception. On ne montre pas d’objet, on montre des choses qui permettent d’aller plus loin dans le sensible. Chacun y verra ce qu’il voudra, chacun le ressentira comme il le voudra, il n’y a pas d’explication, pas de bonne manière de voir l’image. On est dans un projet où le fait de percevoir et de ressentir est la chose à faire. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Quel message adressez-vous aux visiteurs ?
Je leur propose du temps, encore plus que d’interagir, je leur demande de prendre le temps. On est dans un monde où il y a beaucoup d’images, de choses à regarder, à voir, à consommer peut-être aussi d’une certaine manière ; ce qui m’intéresse c’est de dire “bon allez, on s’assoit, on a le temps de regarder” et plus on prendra le temps de regarder, plus on pourra ressentir. La lumière est un média qu’on ressent plus qu’on ne voit. On peut ressentir la lumière infrarouge on ne la voit pas forcément très bien. On peut ressentir la lumière ultra violette pourtant on ne sait pas d’où elle vient pourtant elle est là sur notre corps…La lumière pour moi c’est une manière de sublimer l’idée que peut-être, à un moment donné on peut passer du temps sur une installation, une oeuvre d’art et se poser des questions et ne pas juste passer. Ce que je propose aux gens c’est donc de ressentir l’image mais pour la ressentir, il faut passer du temps ; c’est un peu le deal, plus vous restez, plus vous ressentez, c’est ce qui se passe avec “fermer les yeux”.
Retrouvez tous nos articles sur le festival en suivant la catégorie FABFEST.






Aucun commentaire