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juil.

#tdf12 un départ canon à Liège


La 99e édition du Tour de France a débuté ce samedi par un contre-la-montre de 6,4km dans les rues de Liège. Si le grand favori suisse de l’épreuve Fabian Cancellara s’est logiquement imposé, on retiendra surtout la folle ambiance qui a régné tout au long de la journée dans la cité liégeoise.

entree village

A mon arrivée à Liège samedi matin, j’ai pu mesurer toute l’importance que revêt le Tour de France pour nos voisins belges. Dès le lever du soleil, les plus fervents amateurs de la Grande Boucle se sont rendus aux abords de l’aire de départ avec leur chaise pliante et leur crème solaire pour trouver une place le long des rambardes, afin d’assister aux premières loges au départ du prologue, un contre-la-montre dans les rues de Liège, vers 14h. Certains sont d’ici, d’autres viennent d’un peu plus loin, comme ce couple d’Australiens venu suivre le Tour dans son intégralité ( !), mais tous sont là par amour pour le vélo et pour la grande fête que représente le Tour de France.

Dans la ville, des drapeaux français et belges ornent les devants d’immeubles et les chanceux qui habitent devant l’aire de départ sont au balcon en famille, à déguster l’apéritif en attendant le début des festivités. Après avoir récupéré le petit badge magique qui me permettra de me faufiler dans les zones techniques tout au long de la journée, je pars au Village prendre la température, à un peu moins de 2 heures du départ de la course.

Installé dans un magnifique petit parc à quelques pas de la zone de départ, le Village est en pleine effervescence : un orchestre de jazz venu tout droit des années 20 donne un concert en live, un magicien sur des échasses enchaine les tours de magie les plus fous, un écran géant retrace les plus grands moments de l’histoire du Tour et une multitude de stands accueillent les invités à venir manger un morceau dans la bonne humeur.

tour de france village

A 14h, les premiers coureurs commencent à s’élancer à une minute d’intervalle. Les pointures de ce Tour partant en dernier, je suis convié à suivre un guide pour aller faire un tour du côté de la zone technique et pas n’importe lequel : Charly Mottet en personne ! J’avoue que je ne connaissais pas cet ancien coureur, meilleur jeune du Tour d’Italie en 1984 et vainqueur du Tour de Lombardie en 1988, mais ce fut un plaisir de passer l’après-midi en sa compagnie. J’ai d’ailleurs pu mesurer par moi-même son impressionnante cote de popularité, les managers d’équipe n’hésitant pas à arrêter leur véhicule pour serrer la main de celui que l’on surnommait «Petit Charly» dans le peloton à l’époque.

Dans la zone technique, les imposants cars et camions des équipes sont installés pour la plupart à l’ombre, où les coureurs peuvent tranquillement s’échauffer en attendant d’être appelés pour le départ. A bord de ces chars de guerre, tout ce qu’il faut pour tenir trois semaines sur les routes : des vélos et toutes les pièces de rechange qui vont avec, des tables de massage et même des machines à laver le linge !

A ce moment-là, les athlètes sont dans leur bulle et chacun se prépare à sa manière : quand certains optent pour le casque sur les oreilles, d’autres répondent aux questions des journalistes, qui se baladent d’équipe en équipe pour recueillir les premiers sentiments des coureurs avant d’entrer en scène. C’est ça aussi le Tour de France : un sentiment de cohabitation entre les acteurs de la plus grande compétition de vélo au monde et les gens de l’extérieur, que ce soit le public ou la presse.

cavendish

Curieux, les badauds affluent autour des zones d’entrainements pour voir les champions de plus près et les médias sont aussi bien présents, caméra à l’épaule et dictaphone à la main. Fort de son effectif impressionnant (Tony Martin, Bradley Wiggins, Juan Antonio Flecha) et de son statut de favori, l’équipe Sky est l’attraction principale de la zone technique. Mais l’équipe Astana, formation du célèbre Alexandre Vinokourov, compte également quelques ferventes supportrices…

philippe gilbert

Après une cinquantaine de pinces serrées, Charly nous emmène dans la zone d’arrivée, où l’on peut assister aux 250 derniers mètres du parcours sur le bord de la route. Lancés à près de 60km/h, les coureurs défilent devant nous à une telle vitesse que l’on a presque du mal à les distinguer. Longtemps en tête de l’épreuve, le Français Sylvain Chavanel termine finalement 3e, derrière le Britannique Bradley Wiggins et le vainqueur du jour Fabian Cancellara. La star locale Philippe Gilbert provoque quant à lui la clameur du public lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée et les journalistes se ruent sur lui mais le Belge devra finalement se contenter de la 9e place, à 13 secondes du premier.

Il est 17h et c’est déjà l’heure de rentrer. A l’image de ces coureurs auxquels le plus dur reste à faire, la journée est passée trop vite. Avant de le quitter, je demande à Charly qui il voit remporter le Tour de France cette année. Il fait mine de réfléchir et me dit clairement : «Bradley Wiggins». Rendez-vous dans un peu moins de trois semaines, sur les Champs-Elysées, pour le verdict…

edouard
Edouard Austin

Writer/editor for the live @Orange blog.

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Rédacteur permanent pour le blog live @Orange


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