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juil.

#tdf12 ce que vous ne voyez pas à la télévision


Article rédigé par Alex Kay, blogueur invité du live Orange blog.

Chaque été, lors des dix-neuf dernières années, j’ai été scotché devant ma télévision à regarder le Tour de France. J’ai vu les semblables de LeMond, Indurain et Armstrong arriver et repartir. J’ai appris à connaître les différentes compétitions au sein même du Tour, l’étiquette au sein du peloton, et les tactiques employées pour gagner les étapes. Je me suis émerveillé devant les lieux magnifiques et les foules enthousiastes. Mais en rejoignant finalement la course pendant la dernière semaine de l’édition 2012 du Tour, j’ai encore découvert beaucoup plus. Voici quelques-uns des aspects les plus frappants selon moi.

Le carnaval qui précède le peloton

Comme je voyageais avec Orange sur le Tour, cela signifiait que je faisais partie de la «caravane»   publicitaire. Je ne m’étais jamais rendu compte qu’il y avait un convoi aussi énorme de véhicules précédant le peloton chaque jour.

Cette armada de véhicules, aux formes bizarres, représentant bon nombre des plus grandes entreprises françaises, crée une atmosphère de carnaval le long du parcours. De superbes filles et garçons sont assis au milieu de baguettes motorisées ou de bouteilles d’eau géantes, lançant des cadeaux aux foules en liesse.

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L’excitation et la chaleur autour de la «caravane» pourraient être dues aux cadeaux, mais bien au-delà de cela, les foules semblaient aussi rendre hommage au Tour en général, et le fait que les organisateurs aient choisi de passer à travers leur ville ou village après que la candidature de leur région ait été retenue.

Cette masse énorme de véhicules mettait aussi en valeur la quantité incroyable de travail d’organisation nécessaire pour garder le Tour en mouvement. Par exemple, un assez gros classeur contenant toutes sortes d’informations, telles que les voies d’entrée et de sortie dans chaque ville, est en permanence à côté du conducteur. L’ensemble des véhicules de la caravane est aussi en liaison radio avec la voiture du Directeur du Tour, qui indique à chaque instant aux voitures la position où elles doivent se trouver pendant le déroulement de l’étape.

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L’accès aux coureurs

Je ne me suis jamais rendu auparavant sur un événement sportif à l’occasion duquel les supporters ont autant accès aux athlètes. Au début de chaque étape, chaque coureur se rend à «l’enregistrement» après être passé au milieu des spectateurs. Ensuite, pendant la course il n’y a pratiquement aucune barrière le long de la route, de façon à ce que les supporters puissent (et ils le font à l’occasion) se rapprocher et toucher leurs héros.

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Cette proximité m’a aussi permis d’apprécier pleinement les vitesses incroyables atteintes par le peloton. J’ai été stupéfait de la vitesse phénoménale à laquelle les coureurs ont franchi la ligne d’arrivée de montagne, après une journée d’ascension dévastatrice dans l’étape des Pyrénées de Bagnères-de-Luchon à Peyragudes.

En côtoyant d’aussi près ces sportifs de classe mondiale, j’ai aussi remarqué leurs auras presque surhumaines. Alors qu’il y avait de nombreux passionnés de cyclisme athlétiques, habillés en ensembles cyclistes en lycra sur la course, les amateurs pouvaient être facilement distingués des vrais concurrents. Les coureurs du Tour semblent pratiquement rayonner d’énergie avant une étape ; leurs minuscules maillots contrastent fortement avec leurs muscles des jambes saillants, qui semblent presque comiquement sous-utilisés lorsqu’ils ne pédalent pas.

Les changements de conditions de course

En faisant la course devant le peloton, j’ai également découvert que les coureurs ont affaire à une myriade de surfaces de route différentes. Un bitume lisse, fraichement refait, peut laisser place à des routes irrégulières, en gravier non fixé, où des nids de poules peuvent apparaitre dans l’instant. La largeur de la route peut changer également en l’espace de quelques minutes, tandis que la signalisation verticale peut surgir de nulle part lorsque la course est lancée à 60 km/h.

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Ces défis peuvent être accentués par la météo. Il fait souvent sec et terriblement chaud, mais cela peut changer d’un jour à l’autre, ou même au cours d’une même étape. Pendant une étape de montagne comme celle que j’ai vécue dans les Pyrénées, les descentes étaient parfaitement traîtresses, étant donné les conditions fraiches et humides, et la faible visibilité.

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Cette combinaison de conditions changeantes de route et de météo présente vraiment un défi important, que je n’avais jamais vraiment perçu en regardant le Tour à la télévision.

Le rayonnement mondial

Alors que la télévision trouve souvent les supporters étrangers ayant manifestement voyagé de loin pour voir le Tour, c’est seulement en voyant les foules tout le long du parcours que vous réalisez le caractère hautement cosmopolite des spectateurs venus voir et célébrer le Tour.

Des Australiens avec des kangourous gonflables étaient une vision fréquente sur mon parcours, comme pouvaient l’être les drapeaux de l’Union Jack des supporters britanniques soutenant leur héro Bradley Wiggins et sa dominatrice équipe Sky.

J’ai eu la chance d’avoir accès aux sections VIP des débuts et fins d’étape, et même là, le rayonnement international de la course était évident. À Rambouillet, j’ai rencontré le champion olympique américain du 100 m, Maurice Greene, et quelques instants plus tard, j’apercevais la star du football norvégien, Morten Gamst Pedersen. Les deux montraient un véritable intérêt pour un événement où des compétiteurs de leurs deux nations figuraient en haut du classement.

Il y avait même une petite délégation asiatique et africaine. Mais après le succès britannique sur cette édition du Tour, on ne peut que constater que des nations jusqu’à présent sous-représentées peuvent parfaitement s’épanouir par la suite. En conséquence, je prédirais que la participation de ces continents ira en se renforçant dans les années à venir, tout comme le Tour lui-même, en général, se renforcera.

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sports writer for Orange sport UK


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